Ross appelle à l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme au Sahara Occidental

Ross appelle à l’extension du mandat de la Minurso aux droits de l’homme au Sahara Occidental
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a appelé à l'extension du mandat de la Minurso aux droits de l'homme au Sahara Occidental, dans une séance à huit clos, le 28 janvier devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, rapporté le quotidien madrilène, "El Pais", dans sa livraison du mardi.

"L'affaire des droits de l'homme occupera une place importante dans le renouvellement du mandat de la MINURSO au mois d'avril", a annoncé M. Ross, selon un résumé de son intervention parvenu au journal espagnol.

La Minurso est la seule mission onusienne au monde qui n'a pas été doté de telles prérogatives de surveillance et de protection des droits humains dans le territoire ou elle se trouve.

Pour l'Envoyé personnel de Ki-moon au Sahara Occidental, "le Conseil de Sécurité va devoir s'occuper de l'affaire et la faire avancer" parce que, entre autres choses, elle figurera dans le rapport que le SG de l'ONU remettra en avril au Conseil de sécurité, date d'expiration du mandat des "casques bleus", pour se prononcer sur sa prorogation.

Le Président de la République sahraouie, Mohamed Abdelaziz, n'a cessé de multiplier les appels au Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à intervenir pour "protéger" les Sahraouis dans les territoires sous occupation marocaine, soumis depuis plus de trois décennies à "toutes formes de violations des droits humains".

"Les graves violations des droits humains commises par l'Etat marocain durant plus de trois décennies sont aujourd'hui une réalité incontestable qui requiert une intervention internationale urgente", a relevé M. Abdelaziz, dans sa plus récente lettre à Ki-moon, ajoutant que ces violations ont été bien "enregistrées et condamnées par des organisations internationales", telles que le Haut commissariat de l'Onu pour les droits de l'Homme, Amnesty internationale, HRW et autres entités politiques internationales.

Dans ce même chapitre des droits humains, le Maroc compte à son actif l'assassinat de quatre militants sahraouis, la détention de 50 prisonniers politiques dans les geôles marocaines, et la disparition de plus 500 citoyens sahraouis et de 151 prisonniers de guerre, dont le sort n'a jamais été révélé par le Gouvernement de Rabat. (ٍSPS)
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato domenica 07 febbraio 2010 16:59

Le Maroc appelé à indemniser les Sahraouis pour les crimes de guerre perpétrés depuis 1975 (ambassadeur)

Le Maroc appelé à indemniser les Sahraouis pour les crimes de guerre perpétrés depuis 1975 (ambassadeur)
La monarchie marocaine est appelée à indemniser le peuple sahraoui pour des crimes de guerre et les crimes contre l'humanité perpétrés depuis 1975, a déclaré, lundi à Alger, l'ambassadeur sahraoui en Algérie, M. Brahim Ghali.

Intervenant à la conférence organisée par le Forum du quotidien "Echaâb", sur le thème : "Le conflit sahraoui et le droit international humanitaire" et rappelant que la monarchie marocaine a perpétré un "véritable" génocide au Sahara occidental, M. Ghali a affirmé qu"'elle est appelée à indemniser le peuple sahraoui pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité, pour avoir utilisé des bombes phosphoriques et fait usage de napalm, ainsi que des bombes à fragmentations, entre février et le mois de mars 1976 contre les Sahraouis".

"Ces crimes et ce génocide seront mis à jour, une fois l'indépendance du peuple sahraoui acquise", a-t-il ajouté à ce sujet.

"Le peuple sahraoui n'oubliera jamais les crimes commis par le Maroc, qui a utilisé des hélicoptères desquelles des civils étaient jetés, sans compter les résistants ensevelis vivants dans des fosses communes", a-t-il poursuivi.

M. Ghali a rappelé, par ailleurs, que le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) avait arrêté les aides alimentaires aux réfugiés sahraouis en 2004, pour une boite de conserve de thon prétendument découverte à Zouerate (Mauritanie), a-t-il dit.

"Nous avons accepté cette décision, refusant de troquer notre dignité pour des aides alimentaires", a-t-il souligné.

"Après enquête, le HCR avait découvert qu'il s'agissait d'accusations non-fondées émanant du palais royal marocain", a-t-il encore relevé.

L'ambassadeur de la RASD en Algérie a estimé, dans ce cadre, que "tout mensonge a une fin", affirmant que le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination est désormais consacré par la légalité internationale.(SPS)

# Postato martedì 02 febbraio 2010 16:22

Sahara : Le double langage des autorités marocaines

Sahara    : Le double langage des autorités marocaines
Cette semaine, les attaques marocaines contre l'Algérie sont montées d'un cran. D'abord, avec les violentes sorties du Ministre de la Communication, Khalid Naciri pour "dénoncer la responsabilité algérienne dans le blocage d'une solution au conflit du Sahara Occidental". Ensuite, c'était au tour du Ministre des Affaires Etrangères, Fassi Fihri, de prétendre avoir envoyé une lettre au Secrétaire Général Ban Ki-moon, pour pointer du doigt le pays voisin qui, fidèle à ses principes, refuse de laisser tomber le principe sacré du droit des peuples colonisés à l'autodétermination.

Le lendemain, la presse marocaine indique que le responsable de la diplomatie marocaine s'est rendu à Alger, à la tête d'une haute délégation, pour assister aux funérailles de l'ambassadeur algérien à Rabat, Larbi Belkheir. Au même temps, cette même presse se fait écho d'une lettre de condoléances adressée par le roi Mohamed VI au président Bouteflika.

Quelques mois avant, et plus précisément le 10 avril 2009, les responsables marocains ont lancé une autre attaque contre l'Algérie en l'accusant d'avoir fomenté une violation du cessez-le-feu, en vigueur depuis 1991, à proximité du mur de défense marocain au Sahara Occidental.

Curieusement, le même jour, le 10 avril, un télégramme officiel de félicitations est adressé par le roi au chef de l'Etat du pays "directement responsable (...) de procédés provocateurs et dangereux" à l'occasion des élections lui ayant offert son troisième mandat.

Comment ne pas y voir dans ces faits un exemple parfait de double langage et de manipulation de l'opinion publique marocaine?

L'habileté, typiquement marocaine, des différents responsables, est, justement, de jouer, sur le langage de l'information qui montre l'extrême désarroi du régime dans l'affaire du Sahara Occidental. Des mensonges et de la propagande nauséabonde destinée à dresser l'opinion publique marocaine contre l'Algérie pour mieux justifier l'agression contre le peuple sahraoui et les défaites subies sur les terrains militaires et diplomatiques.

Les mêmes tartufes au discours creux et ampoulé, communiquant avec un peuple qu'ils mépisent avec un langage pareil, une langue du même bois qui révèle comment la diplomatie chérifienne est embarquée depuis le début dans un Safari saharien qui navigue dans des eaux de plus en plus troubles.
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato sabato 30 gennaio 2010 14:12

Rapport Human Rights Watch, Maroc et Sahara Occidental, janvier 2010

Rapport Human Rights Watch, Maroc et Sahara Occidental, janvier 2010
Evénements de 2009
La situation des droits humains s'est globalement détériorée en 2009 au Maroc, bien que le pays ait conservé une société civile dynamique et une presse indépendante. Le gouvernement, aidé par des tribunaux complaisants, a utilisé une législation répressive pour punir et emprisonner des opposants non violents, en particulier ceux qui violent les tabous en critiquant le roi ou la monarchie, en contestant la « marocanité » du Sahara occidental, ou en « dénigrant » l'Islam.
Les restrictions des droits sont particulièrement strictes dans la région contestée du Sahara occidental, sur laquelle le Maroc revendique la souveraineté et qu'il administre comme si elle faisait partie de son territoire national. Un mouvement pro-indépendantiste connu sous le nom de Front Polisario (Front populaire de libération de la Saguía el Hamra et du Río de Oro) demande un référendum sur l'autodétermination pour le peuple sahraoui. Le Polisario a rejeté une proposition marocaine, présentée en avril 2007, d'autonomie pour la région, surtout parce que cette proposition ne mentionne nulle part un référendum dans lequel l'indépendance serait une option. De nombreux Sahraouis ont été inculpés ou emprisonnés à cause de leurs revendications pacifiques en faveur de l'autodétermination pour le Sahara occidental. Les restrictions pour raisons politiques du droit de voyager se sont multipliées.
Terrorisme et contreterrorisme
Des centaines de personnes soupçonnées d'être des extrémistes islamistes et arrêtées à la suite des attentats de Casablanca de mai 2003 continuent de purger des peines de prison. Beaucoup des personnes arrêtées en 2003 ont été condamnées lors de procès inéquitables après avoir été maintenues cette année-là en détention secrète pendant des jours ou des semaines et soumises à de mauvais traitements et parfois à la torture pendant les interrogatoires. Certains des inculpés ont été condamnés à mort, peine que le Maroc n'a pas abolie même s'il ne l'a pas appliquée depuis 1993. Depuis août 2006, la police a arrêté des centaines d'autres militants islamistes présumés, dont beaucoup ont été condamnés et emprisonnés pour appartenance à « un gang criminel » ou pour se préparer à rejoindre « le djihad » en Irak.
Les agences de renseignement ont continué à interroger les personnes soupçonnées de terrorisme dans un centre de détention non reconnu à Temara, près de Rabat, selon de nombreux récits de détenus. De nombreux suspects ont affirmé que la police les a torturés pendant les interrogatoires, tout en les maintenant en garde à vue au delà des douze jours maximum prévus par la loi dans les cas de terrorisme. Par exemple, plusieurs des accusés dans le procès collectif dit de Belliraj (voir ci-après) ont soutenu que la police les avait enlevés et maintenu en détention à l'isolement cellulaire pendant une durée de deux à quatre semaines avant de les présenter devant un juge. Certains d'entre eux ont affirmé durant le procès que la police à Temara les avait torturés afin de leur extorquer de faux aveux.
Actions relatives aux exactions du passé
A la suite des travaux préparatoires achevés en 2005 par l'organisme marocain Instance équité et réconciliation (IER), l'Etat a reconnu ses responsabilités dans les « disparitions » et autres graves exactions commises par le passé, et il a indemnisé environ16 000 victimes ou leurs ayants droit. Cependant, aucun fonctionnaire marocain ni aucun membre des forces de sécurité du Maroc ne semble avoir fait l'objet de poursuites pour les violations commises durant la période allant de 1956 à 1999 sur laquelle l'IER a enquêté, et le gouvernement n'a toujours pas mis en ½uvre la plupart des réformes institutionnelles recommandées par l'IER pour prévenir de futures exactions. En outre, jusqu'au mois d'octobre, les familles des personnes « disparues » dont les cas étaient traités par l'IER et ensuite par le Conseil consultatif des droits de l'homme, n'avaient pas reçu de compte-rendu complet des conclusions de l'IER concernant la « disparition » de leurs proches.
Conduite de la police et système judiciaire pénal
Les policiers sont rarement tenus de rendre des comptes pour des violations des droits humains. Dans les dossiers ayant des implications politiques, les tribunaux tiennent rarement des procès équitables ; les juges ignorent régulièrement les demandes d'examens médicaux déposées par des accusés qui affirment avoir été torturés, refusent de citer à comparaître des témoins à décharge, et condamnent les accusés sur la base d'aveux apparemment extorqués. Le 28 juillet, la Cour d'appel de Rabat a déclaré les 35 accusés dans l'affaire « Belliraj » coupables de constitution d'un réseau terroriste, les condamnant à des peines d'emprisonnement allant jusqu'à la perpétuité. Les chefs de deux partis et quatre autres personnalités politiques bien connues figuraient parmi les accusés. La Cour a basé les verdicts de culpabilité presqu'entièrement sur les déclarations attribuées aux accusés par la police, même si la plupart des accusés avaient désavoué ces déclarations devant le juge d'instruction et que tous les avaient désavouées lors du procès. Le tribunal a refusé d'enquêter sur les allégations de torture, les déclarations falsifiées et les déclarations écrites en arabe pour les accusés incapables de lire cette langue. Le procès en appel devait commencer en décembre 2009.
La police a arrêté sept militants sahraouis non violents le 8 octobre à leur retour d'une visite non dissimulée des camps de réfugiés gérés par le Polisario près de Tindouf, en Algérie. Un juge de Casablanca a renvoyé leur affaire devant un tribunal militaire au motif que les infractions présumées comportaient une atteinte à « la sécurité extérieure de l'Etat », en « portant atteinte à l'intégrité territoriale du Maroc ». Le renvoi de civils devant un tribunal militaire, où les droits de procédure des accusés sont amoindris, a constitué une évolution rare et de mauvais augure.
Liberté d'association, d'assemblée et de mouvement
Le Maroc abrite des milliers d'associations indépendantes. Toutefois, les autorités empêchent arbitrairement la légalisation de certaines organisations, nuisant à leur liberté d'action. Parmi les groupes concernés, figurent certaines qui défendent les droits des Sahraouis, des Amazighs (Berbères), des immigrants sub-sahariens et des diplômés chômeurs, ainsi que des associations de bienfaisance, culturelles et d'éducation, dont la direction comprend des membres de Justice et bienfaisance, l'un des mouvements islamistes les plus importants du pays.
Le gouvernement tolère en général le travail des nombreuses organisations de défense des droits humains actives à Rabat et à Casablanca. Dans le nord du Maroc, les autorités ont arrêté le 17 février 2009 Chekib el-Khayari, président de l'Association du Rif des droits de l'homme, après qu'il eut accusé certains fonctionnaires marocains de complicité dans le trafic de stupéfiants. Le 24 juin, un tribunal de Casablanca a condamné el-Khayari pour « outrage aux institutions de l'Etat » et violations mineures de la réglementation des devises, et lui a infligé une peine de trois ans de prison et une lourde amende. En novembre, il se trouvait toujours en prison, dans l'attente de son procès en appel.
Les autorités ne font en général pas obstacle aux organisations étrangères de défense des droits humains qui se rendent au Maroc, bien que les forces de sécurité interrogent parfois les Marocains qui ont eu des contacts avec elles. A partir du mois d'octobre, la police a mis en application de nouvelles restrictions pour les groupes qui se rendent chez des militants sahraouis, interrompant au moins sept de ces rencontres au motif que les visiteurs devaient dorénavant obtenir une autorisation préalable pour ce type de rencontres.
La plupart des réunions publiques nécessitent l'autorisation du ministère de l'Intérieur, qui peut refuser sa permission s'il les juge susceptibles de « troubler l'ordre public ». Bien qu'un grand nombre des manifestations qui se déroulent fréquemment se passent sans heurts, des policiers en ont brutalement dispersé d'autres à coups de matraque.
Le gouvernement a empêché des militants sahraouis de se rendre à l'étranger plus fréquemment que les années précédentes. Le 5 août, les autorités ont empêché six étudiants sahraouis de décoller de l'aéroport d'Agadir pour se rendre au Royaume-Uni afin de participer à un programme de dialogue interculturel. Le 6 octobre, les autorités marocaines ont arrêté et fait faire demi tour à cinq militants sahraouis bien connus qui se rendaient en Mauritanie via le passage frontalier terrestre. Elles ont confisqué leurs passeports et ne les leur avaient pas encore rendus début novembre. Les autorités ont refusé de délivrer un passeport à Brahim Sabbar, secrétaire général d'une organisation sahraouie de défense des droits humains.
Liberté des médias
La liberté de la presse a décliné en 2009. La loi sur la presse prévoit des peines de prison pour diffusion « de mauvaise foi » de « fausses informations » susceptibles de troubler l'ordre public ou pour des propos diffamatoires, mettant en cause des membres de la famille royale, ou qui portent atteinte à « l'Islam, l'institution de la monarchie, ou l'intégrité territoriale [du Maroc]. » Après que le quotidien en langue arabe Akhbar al-Youm a publié le 26 septembre une caricature d'un cousin du roi Mohammed VI, les autorités ont gelé son compte bancaire et envoyé la police fermer les locaux du journal - actions qui n'ont aucun fondement dans le droit marocain. Un tribunal a ordonné le 30 octobre la fermeture des locaux d'Akhbar al-Youm et a condamné le caricaturiste et le directeur de la publication à des amendes et à des peines de prison avec sursis. Driss Chahtane, éditeur de l'hebdomadaire al-Mish'al, est allé en prison le 15 octobre, jour où un tribunal de première instance l'a condamné à une peine d'un an de prison pour avoir publié « de mauvaise foi » de « fausses informations » sur la santé du roi. Le 1er août, le ministre de l'Intérieur a ordonné la saisie des nouveaux numéros de Tel Quel et Nichan parce que ces deux hebdomadaires avaient publié les résultats d'un sondage d'opinion sur le roi Mohammed VI, alors même que les résultats étaient favorables. Au mépris des lois applicables, les autorités ont ensuite détruit les copies des numéros avant que l'éditeur n'ait pu faire appel de la saisie devant un tribunal.
Acteurs internationaux clés
Le Maroc est le plus important bénéficiaire de l'Instrument européen de voisinage et de partenariat, avec 654 millions d'euros d'aide alloués pour 2007-2010, y compris des subventions à de nombreuses organisations marocaines indépendantes de défense des droits humains. En 2008, l'Union européenne a voté pour donner au royaume un « statut avancé », le plaçant un degré au-dessus des autres membres de la « politique de voisinage » européenne.
Une délégation parlementaire européenne a mené en janvier 2009 une mission d'enquête au Maroc et au Sahara occidental à laquelle le Maroc s'était opposée depuis trois ans. La délégation a indiqué avoir pu réaliser sa visite sans obstacles. Parmi ses recommandations figurait une invitation aux autorités marocaines à « amender les clauses relatives à l'intégrité territoriale et à assurer que leur application permette l'expression de toute opinion, fût-elle indépendantiste, dans le respect de la non-violence ».
Tout en soutenant l'autonomie pour le Sahara occidental sous la souveraineté marocaine, les diplomates américains se sont rendus au Sahara occidental, où ils ont rencontré des militants sahraouis des droits humains. La Secrétaire d'Etat Hillary Clinton a été le premier membre de l'administration Obama à se rendre au Maroc, où elle a rencontré le roi Mohammed VI le 2 novembre. Dans ses commentaires publics le lendemain, Madame Clinton a salué les réformes qui ont permis aux femmes marocaines d' « apporter leurs talents considérables au renforcement des institutions démocratiques, à l'accélération de la croissance économique et à l'élargissement du travail de la société civile ».
La France est le principal partenaire commercial du Maroc et la principale source d'aide publique au développement et d'investissement privé. La France a donné au Maroc 460 millions d'euros d'Aide au développement pour les pays d'outre mer en 2007-2009, ce qui fait du Maroc le principal bénéficiaire de cette assistance. La France a rarement critiqué publiquement les pratiques du Maroc en matière de droits humains.
En avril 2009, le Conseil de Sécurité de l'ONU a renouvelé pour un an la force de maintien de la paix de la MINURSO au Sahara occidental, mais a à nouveau refusé d'élargir son mandat de façon à y inclure l'observation et la protection des droits humains. Le Maroc s'oppose à ce que ce mandat soit donné à la MINURSO, alors que le Polisario déclare le soutenir.
Le Maroc a ratifié le 9 avril la Convention internationale sur la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées. Le roi Mohammed VI a annoncé le 10 décembre 2008 que le Maroc allait lever ses réserves sur la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, mais ce n'était pas encore fait en novembre 2009. Le Maroc a reçu la visite au mois de juin du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, la première effectuée par ce groupe dans un pays arabe ou africain. Le groupe a fait l'éloge de l'IER, mais a exprimé la préoccupation que son mandat, qui excluait les poursuites judiciaires des auteurs d'exactions, puisse encourager l'impunité.
Rapport Human Rights Watch; Janvier 2010

# Postato giovedì 21 gennaio 2010 14:26

Le parti de l'ANC en Afrique du sud réaffirme son soutien à l'autodétermination du peuple sahraoui

Le parti de l’ANC en Afrique du sud réaffirme son soutien à l’autodétermination du peuple sahraoui
Le Président de l'ANC et président de la République d'Afrique du Sud, M. Jacob Zuma Gedleyihlekisa, a réaffirmé vendredi la position constante de son parti, le Congrès national africain (ANC) de soutien au peuple sahraoui.

M. Zuma, qui s'exprimait devant les militants de l'ANC à l'occasion du 98e anniversaire de fondation du célèbre parti en Afrique du sud (ANC) à Kimberly, a réitéré le soutien de ce parti à l'autodétermination du peuple sahraoui.

"Nous renouvelons notre engagement aux côtés de ceux qui sont en quête de la souveraineté et notre soutien à l'autodétermination du Sahara Occidental sous la direction du Front Polisario", a-t- il dit.

Le Président d'Afrique du sud a regretté que le Sahara Occidental demeure "la dernière colonie dans le continent africain".

# Postato venerdì 15 gennaio 2010 07:40

La gendarmerie royale marocaine assassine l'oncle de l'athlète Sahraoui Amaidan Salah

La gendarmerie royale marocaine assassine l'oncle de l'athlète Sahraoui Amaidan Salah
Mort d'un Sahraoui, une autre bavure de la police marocaine

M. Mbarek Mahjoub Amaidane, citoyen Sahraoui originaire de El Aaiun, Sahara Occidental, est mort mercredi 6 janvier 2010 dans la matinée, au court d'une interpellation par la police Marocaine qui a tiré sur sa voiture.

M. Mbarek mahjoub Amaidane était un citoyen respecté. Après avoir travaillé près de 30 à Phosbucraa, il habitait depuis 2 ans dans le désert de la région de Tan Tan où il était berger de son troupeau de chameaux et chèvres. Il était père de 12 enfants et était accompagné pour ce trajet par son fils âgé de 14 ans.

Après avoir été contrôlé à un barrage routier de la police Marocaine sur la route allant de Smara à Tan-Tan, au court duquel les policiers avaient relevé son identité, M. Amaidane, conducteur d'un véhicule 4x4, a quitté la route pour prendre la piste.

La camionnette de la police Royale l'a alors suivi, et après s'être rapproché, a tiré sur la voiture.
M. Amaidane a rejoint la route et a arrêté sa voiture prés du fossé alors que d'autres coups de feu faisaient éclater les pneus arrières de la voiture.
Sorti de la voiture avec les bras en l'air en signe de non agressivité, il a été écrasé par le véhicule qui a basculé quand la police d'un autre barrage, situé devant lui, a tiré, faisant exploser les pneus avants du 4x4.
M. Mbarek Mahjoub Amaidane est mort sur le coup.

Deux jours après ce drame, dont la violence gratuite et l'injustice laisse la famille désemparée, le fils est toujours soigné pour ses blessures à l'hôpital de Tan Tan, étroitement surveillé par la police, sans autre autorisation de visite que la famille proche.

Une plainte a été déposée par la famille qui demande qu'une enquête soit faite sur les circonstances de la mort de M. Amaidane, et que les coupables soient punis.

Il y a hélas peu de chance pour que la vérité soit faite sur la responsabilité de la police, quand on sait les pratiques violentes de l'état marocain dans son rapport aux citoyens Sahraouis et l'impunité réservée aux policiers coupables quotidiennement d'atteintes aux Droits de l'Homme dans les territoires occupés ou dans la région de Tan Tan.

APSO, le 8 janvier 2010

Sources : la famille de M. Mbarek Mahjoub Amaidane, Salah Amaidane

http://ap-so.blogspot.com/2010/01/mort-dun-sahraoui-une-autre-bavure-de.html

# Postato venerdì 08 gennaio 2010 18:14

Modificato venerdì 08 gennaio 2010 19:08

Rendre visite à Aminatou Haidar, à El Aaiun, Sahara Occidental, au risque de sa santé...

Rendre visite à Aminatou Haidar, à El Aaiun, Sahara Occidental, au risque de sa santé…
Les témoignages se multiplient, à chaque fois plus affligeants et inquiétants.

Quiconque, homme femme, valide ou handicapé souhaite rendre visite à Aminatou Haidar est interpellé violement.

Aminatou Haidar, rentrée au Sahara Occidental depuis le 18 décembre, après 32 jours de grève de la faim pour que soient respectés ses droits est une citoyenne Sahraouie. Elle vit à El Aaiun, avec sa famille et parmi ses amis.

Depuis son retour, son quartier est sous haute surveillance, forces de sécurité marocaines et policiers en civil quadrillent la zone. Il est interdit d'approcher. Pourtant ses amis souhaitent lui rendre visite, et les citoyens souhaitent lui rendre les honneurs qui lui vouent.

Hier, mercredi, Mr El-Garhi Chrif a été arrété, molesté, et conduit au poste de police. Mr El-Garhi Chrif est un ami d'Aminatou Haidar, ancien détenu politique Sahraoui et défenseur des Droits de l'Homme. Il est aveugle et souffre de nombreuses affections physiques contractées depuis les années 80, lors des années de disparitions forcées dans la caserne Paisi Simi à El-Aaiun, parmi un groupe de Sahraouis, dont Aminatou Haidar. Il voulait saluer son retour... Les autorités marocaines ont exigé de lui qu'il signe le procès verbal de son arrestation, sans lui lire le contenu et sans lui en remettre de copie.

Mmes Ghlana Bent Baija et Maryam Bent Swayeh ont reçu des coups, puis été frappées pour avoir tenté de mettre fin à la bastonnade que recevait Mr El-Garhi Chrif.

Lundi soir, 2 jeunes femmes, Izana Amaidane, Salha Boutenkiza, ont été interpellées, brutalisées, insultées et humiliées alors qu'elles sortaient de chez Aminatou Haidar. Elles ont été conduites au poste de police et longuement interrogées sur leurs liens avec la militante sahraouie, les motivations de leur visite et les informations qui leur auraient été fournies.

Le même soir, deux jeunes filles, Ngya Lahouassi et Hayat Rguibi, ont elles été arrêtées avant de pouvoir entrer chez Aminatou, et de la même façon interrogées.

Le 27 décembre dernier, une jeune femme, Fatma ment Rahal Sbaii, avait été interrogée et torturée. Les policiers voulaient savoir les motifs de sa visite à Aminatou Haidar. Ils voulaient surtout par les coups l'empêcher de dire son attachement à son identité Sahraouie, et sa croyance en l'autodétermination. Elle était rentrée chez elle après trois heures d'interrogatoires, en état de choc, marquée de trace de coup et de gifles.

Le même soir un groupe de jeunes hommes avaient été arrêtés alors qu'ils manifestaient pacifiquement leur joie, et déférés en comparution immédiate.

Il y a eu d'autres arrestation, d'autres brutalités. Les journalistes internationaux n'ont pu rencontrer Aminatou Haidar...

Et pourtant, pacifiquement et inlassablement depuis 35 ans, les Sahraouis poursuivent leur lutte pour l'autodétermination de leur pays et pour son indépendance, malgré les coups, les menaces et les intimidations.

APSO le 7 janvier 2010
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato giovedì 07 gennaio 2010 15:08

Modificato giovedì 07 gennaio 2010 15:21

Les manifestations populaires, en Iran et au Sahara Occidental

Les manifestations populaires, en Iran et au Sahara Occidental
Alors que les manifestations populaires Iraniennes sont abondamment médiatisées en France, celles qui agitent tous les jours le Sahara occidental ne recueillent que coupable silence.

L'Intifada Iranienne, pacifique et durement réprimée depuis 6 mois a pris depuis une semaine une teinte violente.
Gouvernement et peuple se déchirent, la violence éclate contre les mobiliers urbains, les biens privés et les civils. Les médias Français en font état quotidiennement, ils photographient, filment, écrivent...

L'Intifada Sahraouie est longue de bientôt 35 ans de résistance pacifique. Aujourd'hui encore et malgré les graves violations de tous les droits des Sahraouis par l'Etat Marocain au Sahara Occidental occupé ou dans la zone non contestée située juste au nord du territoire, les manifestants n'usent ni d'arme à feu ni d'armes blanches. Les bâtiments publics ne brûlent pas, et les colons Marocains ne sont pas agressés.

Alors que les manifestants Sahraouis n'ont pas le droit de filmer et sont frappés et emprisonnés pour cela, alors que la presse internationale n'a pas l'autorisation de rapporter ce qui se passe, qui s'indigne, qui relate et explique ?
Qui a la conscience professionnelle en France de dire tous les jours que les droits de l'homme ne sont pas respectés au Sahara Occidental ?
Que les richesses naturelles du territoire, propriétés légitimes du peuple selon le droit international, sont pillées, et que nous consommons, en France, ces produits volés à un peuple occupé ?

Qui dans la presse dénonce la France en mai 2009, quand elle s'oppose à ce que la MINURSO, mission de l'ONU chargée de la surveillance de la mise en place du referendum d'autodétermination des Sahraouis, soit chargée de l'observation des atteintes aux droits de l'homme au Sahara Occidental occupé ?
Qui a la conscience de ne pas s'aligner sur les disfonctionnements de l'Etat ?

Quelle est la dimension variable des Droits de l'Homme dans la conception française qui autorise de tels écarts dans la diffusion de l'information ?
Faut-il qu'il y ait du sang, du feu et des morts violentes pour que l'humanité s'informe de sa vilenie ?

Et pourtant, la Timor Orientale, dont la problématique était la même que celle du Sahara Occidental a reçu le soutien du monde et l'écho de la presse, jusqu'à la mise en place de l'autodétermination et de l'indépendance.
Dans la question du Sahara Occidental, il est question paradoxalement pour la France d'aider la monarchie, puissance occupante, le « jeune » roi, son représentant ...
Quelque chose ne va pas quand la presse s'aligne sur les ratés du gouvernement.

APSO, 3 Janvier 2010
de la part de Salah Eddine Amaidane

http://ap-so.blogspot.com/2010/01/les-manifestations-populaires-en-iran.html
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato domenica 03 gennaio 2010 19:23

The Runner Trailer amaidan salah hmatou

THE RUNNER (2010, in-production)
The story of a World Champion long-distance runner from Africa's last colony: Western Sahara......As he approached the last 200m in the lead of an 8km race, he pulled out a Sahrawi flag - illegal in Morocco and a symbol of the "Sahrawi Intifada" - and waived it across the finish line. Kn...owing he would be arrested on arrival in Morocco, he immediately sought political asylum in France and has been there ever since.Since that day, Salah has come to represent the Sahrawi people not only in major sporting events around the world, but as a spokesman and ambassador for their cause. "With each victory I achieve in running,"he says,
"I denounce these violations on behalf of my people and I reaffirm my Saharawi identity."
http://www.touristwithatypewriter.com/therunner/runner_synopsis.htm

# Postato venerdì 01 gennaio 2010 19:12

Les droits de l'homme, l'autre arme de résistance du peuple sahraoui

Les droits de l'homme, l'autre arme de résistance du peuple sahraoui

La répression menée contre les militants sahraouis des droits de l'homme par les forces marocaines d'occupation du Sahara Occidental a jalonné l'année 2009, mettant à mal le Maroc pointé du doigt au niveau international.

L'arrestation, en octobre, de sept militants sahraouis des droits de l'homme et l'expulsion du Sahara occidental, le 14 novembre dernier, de la militante sahraouie Mme Aminetou Haidar vers Lanzarote (îles Canaries), deux faits dénoncés par la communauté internationale, ont aidé la cause sahraouie sur la scène internationale mieux que toute offensive diplomatique.

Le durcissement de la répression contre les militants sahraouis a fait suite à un discours particulièrement virulent du roi Mohamed VI, dans lequel il traitait ces militants de "traîtres à la nation" qu'il faut sanctionner lourdement.

Ce discours liberticide intervenait après le retour d'Algérie des sept militants sahraouis qui attendent d'être jugés par un tribunal militaire au Maroc. Ces militants avaient aux yeux des autorités marocaines commis un crime de lèse-majesté, parce qu'ils avaient séjourné dans les camps de réfugiés sahraouis et dans les territoires libérés du 25 septembre au 4 octobre avant de se rendre à Alger.

A Alger, ces militants avaient pris part à une rencontre lors de laquelle ils avaient apporté des témoignages sur la réalité de la répression policière et du harcèlement judiciaire exercés contre eux, leurs camarades et les populations sahraouies dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Quant à la militante sahraouie, elle avait refusé d'inscrire la nationalité marocaine sur une carte d'accès à l'aéroport d'El Aaiun occupée, capitale du Sahara Occidental, alors qu'elle revenait d'un voyage aux Etats-Unis où elle avait reçu le ''Prix du courage civil", décernée par la Fondation John-Train pour sa "résistance pacifique au Sahara Occidental".

Sa résistance à l'arbitraire, elle l'a exprimée cette fois en observant une grève de la faim durant un peu plus d'un mois réclamant le retour dans son pays, et c'est grâce à son courage et au concert de soutien international que les autorités marocaines plièrent et accédèrent à son exigence.

Au plus fort de la résistance d'Aminetou, le président sahraoui, Mohamed Abdelaziz saisissait par écrit plusieurs chefs d'Etat étrangers, ainsi que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, leur demandant de faire pression sur le Maroc pour qu'il revienne sur sa décision arbitraire contre Mme Haidar.

Alors que les négociations entre le Maroc et le Front Polisario, entamée en 2007, piétinaient à cause de l'intransigeance de Rabat qui veut imposer sa solution au conflit du Sahara Occidental, sous la forme d'une autonomie sous sa souveraineté, l'activisme des militants sahraouis des droits de l'homme dans les territoires occupés et la répression engagée contre eux ouvraient les yeux du monde sur la réalité du Sahara Occidental.

Il s'agit d'un territoire considéré non autonome par les Nations unies depuis 1966 et que le Maroc occupe illégalement depuis plus de 34 ans, contre la volonté de la communauté internationale.

La nomination en janvier dernier, par le secrétaire général de l'ONU, de Christopher Ross au poste d'envoyé spécial pour le Sahara Occidental, a été considéré comme une lueur d'espoir de voir le conflit sahraoui aboutir à une solution assurant le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, principe battu en brèche par des man½uvres marocaines durant l'année qui s'achève.

Récemment, le président Abdelaziz a résumé le conflit sahraoui en quelques mots tout en appelant à la mise en place d'un mécanisme onusien chargé de la protection des droits de l'homme au Sahara Occidental, la libération de tous les détenus politiques sahraouis, l'arrêt de la campagne de répression et d'exaction, ce qui constituerait une plate-forme pour la réussite de négociations directes et sérieuses entre les deux parties au conflit, le Maroc et le Front polisario
[ Aggiungi un commento ] [ Nessun commento ]

# Postato lunedì 28 dicembre 2009 06:00